Alors,
tout d'abord merci pour vos comm sympas!
Aujourd'hui.. l'idée.
Je veux différencier l'idée de l'histoire, et l'idée du livre.
L'histoire m'est venue alors que je bossais en centre de loisirs.
L'anim qui était chargée de préparer l'activité du jour nous a fait faud bond, et mes 4-6 s'impatientaient.
Je file au bureau du dirlo, lui demande ce qu'il a en réserve. C'était la première fois que j'encadrais des si petits, j'étais enceinte de 3 mois de mon pemier fils Samuel (tiens donc... me dit quelquechose ce prénom), et en panne d'inspiration.
Pourtant ma muse n'était pas loin, et je ne l'avais pas vue!! C'est à dire qu'à l'époqe j'avais quelques oeillères, et puis, la grossesse, ça ne rend pas intelligente, ça se saurait!
Bref, le dirlo, lui, ne connaissait rien aux petits, mais était plutot branché ados, coté animation bien sur!
Il me dit "j'ai un jeu de cartes super! Tu pioches quelques cartes. Elles te donnent un lieu, un nom, un personnage, un verbe, un ibjet... et les gamins doivent faire une histoire avec!"
Rectification, ce ne sont pas mes touts petits qui allaient me faire une histoire à partir de cartes.
Je me dis, "c bon, c pas grave, je fais l'histoire, et eux ils écoutent, réagissent et je leur demande de me guider quand je suis en panne!"
J'arrive devant mon groupe, tous assis, calmes, sages, en attente.
Je me met devant le tableau.
Je pioche des cartes : "sorcière, (cool, j'adore les sorcières!!!), clé, se perdre, foret, chateau, tomber, et la septième, j'avoue, j'ai oublié.
Bref, je me lance.
"Il était une fois.... un jeune garçon, perdu dans la foret. "
là, je me retourne et je barre sur le tableau "se perdre" et "foret".
A ce rythme là, j'ai fini, dans deux minutes....
Angélique, reprends toi!!!
Ok, je sens que ça vient... mais... ne serait-ce pas l'inspiration qui me gagne ?
Et ne serait-ce pas ma muse que je vois là-bas, au fond de la salle. Elle me sourit, me fais un signe de la tête : "continues..."
Je sens une boule au creux de mon ventre. Ce petit être au creux de moi est bein décidé à m'aider lui aussi.
Bien, tant de confiance me régénère.
Et là, c'est parti.
Une histoire, bien moi longue et bien moins abouti que celle du livre final ,mais quand même, une histoire se met à s'inscrire dans ma tête et je la raconte au fur et à mesure que je l'invente.
Je rentre dans une sorte de transe, et je n'oublie pas les mots ecrits sur le tableau. je me retourne régulièrement pour les barrer d'un trait, amplie d'un sentiment de victoire chaque fois que je réussi à en placer un.
Alliant le geste à la parole, me voici en train de mimer le dragon qui se casse la figure et se brule en criant d'étonnement.
Les petits éclatent de rire. C'est bien ça, un bon public.
Un groupe de grands passe près de nous avec leur animateur. Ce dernier leur demande le silence pour respecter mon histoire. Du coup, ils m'écoutent. L'un d'entre eux va voir l'animateur, qui lui répond d'un hochement de tête. Le jeune vient s'aasoir près de mes petits, attentif. Les autres gamins l'imitent. Mon auditoir grandit.
Un autre groupe arrive... rebelote, ils viennent s'assoir. Je dois avoir quelques talents de conteuse.
A la fin de mon histoire, enfants et animateurs applaudissent.
Certains me demandent d'où je tiens cette histoire sympas et certains ont du mal à croire qu'elle vient juste de naitre sous leurs yeux.
Ca, c'était donc l'histoire de l'idée.
Boustée pr mon succès, j'ai raconté cette histoire à plusieurs groupes, en la modifiant chaque fois un peu.
Moins d'un an plus tard, après une discussion avec ma belle mère, je pose la question de mettre cette histoire sur papier.
Samuel (mon fils) avait 5 mois quand je me suis décidée à écrire, à la main, le premier jet.
35 pages manuscrites.
Allez, je vais faire cela au propre, et j'en mettrai un exemplaire dans la chambre de mon bébé.
Après l'avoir tapée à l'ordi. L'avoir modifiée, amplifiée petit à petit au cours de cette retranscription, mon histoire faisait 154 pages.
D'une histoire, c'est devenu, un livre.
Tout à couler de source ensuite. Envoi à divers éditeurs. Acceptation de la société des écrivains.
Voilà... vous savez tout.
Bon d'accord, j'ai un peu brodé l'histoire de la muse au fond de la salle... quoique... qui c'est ? C'était peut etre mon "moi" futur, qui venait me dire "vas y , fonce... cela ne t'apportera que du bonheur!
Bisou à tous et... à vos comm!
tout d'abord merci pour vos comm sympas!
Aujourd'hui.. l'idée.
Je veux différencier l'idée de l'histoire, et l'idée du livre.
L'histoire m'est venue alors que je bossais en centre de loisirs.
L'anim qui était chargée de préparer l'activité du jour nous a fait faud bond, et mes 4-6 s'impatientaient.
Je file au bureau du dirlo, lui demande ce qu'il a en réserve. C'était la première fois que j'encadrais des si petits, j'étais enceinte de 3 mois de mon pemier fils Samuel (tiens donc... me dit quelquechose ce prénom), et en panne d'inspiration.
Pourtant ma muse n'était pas loin, et je ne l'avais pas vue!! C'est à dire qu'à l'époqe j'avais quelques oeillères, et puis, la grossesse, ça ne rend pas intelligente, ça se saurait!
Bref, le dirlo, lui, ne connaissait rien aux petits, mais était plutot branché ados, coté animation bien sur!
Il me dit "j'ai un jeu de cartes super! Tu pioches quelques cartes. Elles te donnent un lieu, un nom, un personnage, un verbe, un ibjet... et les gamins doivent faire une histoire avec!"
Rectification, ce ne sont pas mes touts petits qui allaient me faire une histoire à partir de cartes.
Je me dis, "c bon, c pas grave, je fais l'histoire, et eux ils écoutent, réagissent et je leur demande de me guider quand je suis en panne!"
J'arrive devant mon groupe, tous assis, calmes, sages, en attente.
Je me met devant le tableau.
Je pioche des cartes : "sorcière, (cool, j'adore les sorcières!!!), clé, se perdre, foret, chateau, tomber, et la septième, j'avoue, j'ai oublié.
Bref, je me lance.
"Il était une fois.... un jeune garçon, perdu dans la foret. "
là, je me retourne et je barre sur le tableau "se perdre" et "foret".
A ce rythme là, j'ai fini, dans deux minutes....
Angélique, reprends toi!!!
Ok, je sens que ça vient... mais... ne serait-ce pas l'inspiration qui me gagne ?
Et ne serait-ce pas ma muse que je vois là-bas, au fond de la salle. Elle me sourit, me fais un signe de la tête : "continues..."
Je sens une boule au creux de mon ventre. Ce petit être au creux de moi est bein décidé à m'aider lui aussi.
Bien, tant de confiance me régénère.
Et là, c'est parti.
Une histoire, bien moi longue et bien moins abouti que celle du livre final ,mais quand même, une histoire se met à s'inscrire dans ma tête et je la raconte au fur et à mesure que je l'invente.
Je rentre dans une sorte de transe, et je n'oublie pas les mots ecrits sur le tableau. je me retourne régulièrement pour les barrer d'un trait, amplie d'un sentiment de victoire chaque fois que je réussi à en placer un.
Alliant le geste à la parole, me voici en train de mimer le dragon qui se casse la figure et se brule en criant d'étonnement.
Les petits éclatent de rire. C'est bien ça, un bon public.
Un groupe de grands passe près de nous avec leur animateur. Ce dernier leur demande le silence pour respecter mon histoire. Du coup, ils m'écoutent. L'un d'entre eux va voir l'animateur, qui lui répond d'un hochement de tête. Le jeune vient s'aasoir près de mes petits, attentif. Les autres gamins l'imitent. Mon auditoir grandit.
Un autre groupe arrive... rebelote, ils viennent s'assoir. Je dois avoir quelques talents de conteuse.
A la fin de mon histoire, enfants et animateurs applaudissent.
Certains me demandent d'où je tiens cette histoire sympas et certains ont du mal à croire qu'elle vient juste de naitre sous leurs yeux.
Ca, c'était donc l'histoire de l'idée.
Boustée pr mon succès, j'ai raconté cette histoire à plusieurs groupes, en la modifiant chaque fois un peu.
Moins d'un an plus tard, après une discussion avec ma belle mère, je pose la question de mettre cette histoire sur papier.
Samuel (mon fils) avait 5 mois quand je me suis décidée à écrire, à la main, le premier jet.
35 pages manuscrites.
Allez, je vais faire cela au propre, et j'en mettrai un exemplaire dans la chambre de mon bébé.
Après l'avoir tapée à l'ordi. L'avoir modifiée, amplifiée petit à petit au cours de cette retranscription, mon histoire faisait 154 pages.
D'une histoire, c'est devenu, un livre.
Tout à couler de source ensuite. Envoi à divers éditeurs. Acceptation de la société des écrivains.
Voilà... vous savez tout.
Bon d'accord, j'ai un peu brodé l'histoire de la muse au fond de la salle... quoique... qui c'est ? C'était peut etre mon "moi" futur, qui venait me dire "vas y , fonce... cela ne t'apportera que du bonheur!
Bisou à tous et... à vos comm!